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Le tabagisme au Sénégal : Un fardeau économique et sanitaire alimenté par les stratégies de l'industrie du tabac
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Le tabagisme au Sénégal : Un fardeau économique et sanitaire alimenté par les stratégies de l'industrie du tabac

PUBLIÉ LE : 27 mai 2026

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le CRES et le CSEA Africa alertent sur les conséquences sanitaires, économiques et sociales du tabagisme au Sénégal, ainsi que sur les stratégies de l’industrie du tabac qui continuent de cibler les populations les plus vulnérables.Les données présentées dans le factsheet montrent que le tabagisme est responsable de 2,1 % des décès au Sénégal et représente un coût économique estimé à 122 milliards de FCFA par an.L’étude révèle que la consommation du tabac reste fortement marquée par les inégalités de genre : 8,2 % des hommes consomment du tabac contre seulement 0,8 % des femmes. Les adultes âgés de 25 à 64 ans constituent les groupes les plus touchés.

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CITATION

Factsheet. 2026. Le tabagisme au Sénégal : Un fardeau économique et sanitaire alimenté par les stratégies de l'industrie du tabac.

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le CRES et le CSEA Africa alertent sur les conséquences sanitaires, économiques et sociales du tabagisme au Sénégal, ainsi que sur les stratégies de l’industrie du tabac qui continuent de cibler les populations les plus vulnérables.

Les données présentées dans le factsheet montrent que le tabagisme est responsable de 2,1 % des décès au Sénégal et représente un coût économique estimé à 122 milliards de FCFA par an.

L’étude révèle que la consommation du tabac reste fortement marquée par les inégalités de genre : 8,2 % des hommes consomment du tabac contre seulement 0,8 % des femmes. Les adultes âgés de 25 à 64 ans constituent les groupes les plus touchés.

Au-delà des impacts sanitaires, le tabac pèse lourdement sur les ménages sénégalais. Les maladies liées au tabac coûtent environ 74 milliards de FCFA en dépenses médicales directes et 48,5 milliards de FCFA en pertes de productivité. Une hausse des dépenses liées au tabac entraîne même une diminution des dépenses alimentaires des ménages.

Le document met aussi en lumière les tactiques de l’industrie du tabac : publicité indirecte, présence dans les médias et réseaux sociaux, vente à proximité des écoles, distribution d’échantillons gratuits ou encore ajout d’arômes attractifs dans certains produits.

Face à cette situation, le CRES et le CSEA recommandent notamment un renforcement des politiques fiscales, l’application stricte des interdictions de publicité et le développement des services d’aide au sevrage tabagique.

« Augmenter considérablement les taxes sur les produits du tabac […] afin de réduire leur accessibilité » fait partie des principales recommandations formulées dans le cadre MPOWER.