Last_News
Histoire de résilience : Quand les populations de Diamalaye - Yeumbeul nord retrouvent le sourire !
Par CRES
•
13 septembre 2018
Plus d’une décennie que la saison des pluies était pour elles, une hantise. Les populations de Diamalaye, dans la commune de Yeumbeul Nord redoutaient plus que tout cette période de l’année, qui voyait leur quartier submergé par les eaux de pluie, et leur poste de santé, l’unique établissement de santé à des kilomètres à la ronde, presque inaccessible.
A peine les travaux du projet « Vivre avec l’eau » achevés, le soulagement et l’enthousiasme se lisent désormais sur tous les visages. 1400 m² ont été nivelés et pavés autour du poste de santé, permettant aux populations un accès facile à ce service public, en particulier en cette période d’hivernage où les maladies infantiles se multiplient. Tidiane Diop, coordonnateur du Comité de gestion de zone, qui a suivi de près tous les travaux de pavage et de drainage des eaux est au centre de toutes les attentions. Il explique aux passants, riverains l’importance des travaux réalisés par le projet, pour faciliter l’accès en toutes saisons, du seul poste de santé de la zone, qui polarise quatorze quartiers. « Pendant l’hivernage, le poste de santé était inaccessible, les sept ruelles qui y convergent déversant dans la cuvette qui la borde, toutes les eaux du quartier. La borne-fontaine installée près du mur de la structure sanitaire où plusieurs ménages viennent se ravitailler en eau reste tout aussi inaccessible pendant des jours, privant des familles entières d’eau potable », explique Tidiane Diop.
Le poste de santé de Diamalaye Yeumbeul Nord avant et après les travaux du projet Vivre avec l’eau
Ibrahima Khoussa devant sa maison bordée de pavés grâce au projet « Vivre avec l’eau »
« Toutes les sources de nuisance dans le quartier sont devenues pour nous des opportunités. Le projet nous a appris à valoriser les déchets qui sont désormais transformés soit en écobriques pour construire des aménagements urbains, ou faire du compost pour le maraîchage. C’est d’ailleurs des bouteilles remplies de déchets que le projet a utilisé pour aménager des bancs publics tout autour du poste de santé », souligne Tidiane Diop.
Construction d’un mur d’école primaire en écobriques
L’approche genre est aussi ancrée dans la vision des populations. «La collaboration avec toutes les couches sociales est plus facile, car depuis que nous avons bénéficié d’une formation en genre, nous raisonnons maintenant selon une approche par compétence et non par sexe », affirme Tidiane Diop. Ainsi, c’est tout le cadre de vie du quartier qui est amélioré par cette intervention, car selon nos différents interlocuteurs, l’espace aménagé par le projet est devenu le lieu de rencontres de toutes les couches sociales, pour discuter et échanger autour de sujets sociaux qui concernent toute la communauté.
Un groupement de femmes s’adonne au maraichage urbain